Rédigé par un consultant en transformation digitale, ce livre m’a immédiatement placé dans un environnement familier. Ainsi, « face à ce nouvel échec, il décompressa son fichier et compara informatiquement l’image obtenue avec l’originale. Des différences minimes, mais bien réelles validaient son hypothèse à l’œil nu. »

Fort heureusement, ce n’est pas la seule qualité du bouquin même si la technologie occupe une place importante dans l’histoire.

Une histoire qui mêle donc la numérisation du patrimoine écrit à l’histoire de l’imprimerie, avec Guteberg en tête de gondole.

Un polar ne saurait exister sans un policier, en la personne ici du Commandant Lefleg, récemment muté au « 36 », bon flic célibataire endurci, pas vraiment misogyne mais… accompagné d’une jolie lieutenant Duroulle !

L’histoire se met en ordre de marche autour d’une distribution de plomb. Du plomb, de la chasse et des caractères, on va beaucoup en entendre parler. Leçon numéro 1 : en imprimerie, la chasse désigne la largeur occupée par un caractère typographique. Leçon numéro 2 : bien qu’attribuée à un chinois en l’an 1000, l’imprimerie à caractères mobiles en métal européenne date de Gutenberg, vers 1450.

Et avec tout ça, on va où ? On suit plusieurs décès, plus ou moins plombés, plus ou moins typographiques, jusqu’à un chantier de numérisation de la Bibliothèque Nationale de France.

Puis on suit un petit artefact de numérisation, qui devient une série de caractères inconnus, qui deviennent un pilier d’une succession de révélations remontant progressivement à la Bible puis aux secrets anciens…

Des forces occultes en présence, des flics, des bons, des méchants, des hypothèses et des théories, beaucoup de choses se tiennent mais l’essoreuse a manqué d’une toute petite chose : une explication finale, une proposition crédible, une chute.

Là, l’auteur nous laisse sur une série d’hypothèses ouvertes et invérifiables…

J’ai noté un défaut mineur mais constant, le livre comporte de nombreuses fautes de grammaire ou de… typographie, dommage !